Un super roman de Pierre Bottero!!! Avis aux amateurs de fantastique: ils sont extras!!!!! (cette trilogie tjs g pas le 3ème T de la suite de leurs aventures: Les Mondes d'Ewilan)
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« Camille était agée exactement de quatre mille neuf cent jours, soit un peu plus de treize ans, la première fois qu’elle effectua « le pas sur le côté ».
Elle en était certaine, puisque c’est au moment où elle entreprenait des calculs savants pour connaître son âge avec précision qu’elle descendit du trottoir sans s’en rendre compte et se retrouva au milieu de la chaussée face à un énorme camion. Elle fut tirée de sa rêverie mathématique par le mugissement de klaxon.
Camille se figea sur place, incapable du moindre mouvement, tandis que son esprit de jeune surdouée analysait la situation.
Malgré elle, elle nota qu’il était remarquablement stupide de passer les dernières secondes de sa vie à arriver un camion. Son irrépressible curiosité l’empêcha de fermer les yeux et elle n’eut pas le temps de crier, ce qu’elle aurait adoré faire…
…Non, Camille ne cria pas, elle se prit simplement les pieds dans une racine et tomba de tout son long dans l’herbe, le nez à quelques centimètres d’un superbe bolet. »
« C’est alors qu’après un magnifique vol plané, un chevalier en armure s’aplatit à côté d’elle dans un impressionnant bruit de casseroles. Camille commença à penser que quelque chose ne tournait pas rond.
- Mille milliards de morpions fumants, jura-t-il d’une voix de stentor.
Il se tourna alors vers Camille, sans paraître surpris de sa présence.
- Veuillez m’excuser, demoiselle, la joie du combat m’a fait oublier mes bonnes manières. Il faut avouer que les Ts’liches, quoique fourbes et répugnants, sont de vaillants adversaires, mais n’ayez aucune crainte, je maîtrise parfaitement la situation.
Une silhouette gigantesque se matérialisa devant eux, croisement incertain d’une mante religieuse géante et d’un lézard non moins démesuré qui se serait tenu debout sur ses pattes arrière. »
« Le sang vert gluant du Ts’lich la fascina quelques secondes, le temps qu’elle remarque une pierre bleue au bout d’une chaîne d’argent. D’un geste complètement irréfléchi, elle s’en empara. Le monstre, qui s’était désintéressé du combat, faute d’adversaire, la regardait.
- Te voici donc, Ewilan. Nous t’avons longtemps chercher, mes frères et moi, afin de finir ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable. Et aujourd’hui, le hasard nous offre ta mort… »



